La saison maraîchère en plein champ est lancée

Après deux semaines de pluies intenses, qui ont retardé le travail dans les parcelles, les tracteurs ont enfin pu entrer en action. Nos équipes ont préparé les terres restées au repos tout l’hiver et installé les premières plantations. Une étape importante, racontée ici par deux acteurs au cœur de ce travail.

© synergies créatives, Laurent Bailly

Le retour des cultures de printemps

Tout au long de l’hiver, nous sortons de nos stocks les légumes dits «de garde», récoltés en automne. Alors que l’hiver est encore là, il est déjà temps de retourner aux champs pour lancer les cultures de légumes dits «de frais».

Les salades, plantées dès le début de la deuxième quinzaine de février, ouvrent la saison, suivies des choux blancs, choux rouges, choux frisés, choux-fleurs, brocolis, choux-pomme et céleris-branches. Vient ensuite le tour des côtes de bette, du fenouil et, vers la mi-mars, des poireaux.

Le travail de préparation et de protection des sols

«Avant toute plantation, nous travaillons les sols avec soin», explique Christophe Stoll, Directeur de la production en pleine terre. Nous ameublissons et affinons d’abord la terre, puis formons les buttes de plantation pour surélever les cultures. Les engrais et les traitements sont appliqués avec mesure aux moments appropriés du cycle, afin de sécuriser le développement des plantes. Chaque étape demande un travail attentif et précis.

Après la plantation, les équipes posent les Agrils, ces toiles de protection blanches que l’on voit un peu partout dans les champs à cette période de l’année. «Entre mi-février et mi-mai, les températures peuvent encore chuter brutalement. Les Agrils évitent les à-coups climatiques qui mettraient en péril les jeunes plants», précise Christophe. «C’est ce qui nous permet de proposer très tôt dans l’année des légumes 100% suisses, sans recourir à des serres.»

Une organisation rythmée par la météo

Les chauffeurs de machines agricoles attendaient cette reprise avec impatience. L’entretien des machines agricoles et toutes sortes d’autres travaux ont occupé les semaines d’hiver, mais c’est au champ qu’ils renouent avec ce qui les passionne.

Fabian Randin, Manager des chauffeurs de machines agricoles et du parc matériel, se dit fier de son équipe, «très soudée, comme une petite famille». Ce qui lui plaît dans ce travail, c’est «l’imprévisibilité. Même en suivant les prévisions météo, le temps peut vite changer et il faut alors adapter le programme au dernier moment». La diversité des tâches et des compétences est aussi un aspect clé: «Il faut savoir s’occuper des champs à toutes les étapes, de la préparation des sols aux récoltes, tout en utilisant des machines agricoles toujours plus high-tech», explique-t-il.

Le regard se tourne déjà vers les premières récoltes

Les plantations s’effectuent par séries afin d’échelonner les récoltes. Les premières salades sont attendues dès la fin avril. Pour les autres légumes, au cycle plus long, les récoltes débuteront au plus tôt durant la première semaine de juin.

Derrière ce calendrier, il y a les hommes et les femmes qui se relaieront aux champs, pour assurer le travail six jours sur sept. Un travail au contact direct avec les éléments, qui peut être physiquement exigeant, mais très gratifiant lorsque l’on voit, puis que l’on goûte, le résultat de ces efforts collectifs. Une satisfaction qui pourra être partagée par l’ensemble des collègues, grâce aux paniers de légumes offerts deux fois par semaine.

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